En 1972, Eugène Ionesco adapte Macbeth de Shakespeare, qu’il qualifie de précurseur de l’absurde.
Macbett est une parodie dans laquelle Ionesco introduit des éléments comiques. Il veut, par cette pièce, dénoncer les grands drames du XXe siècle. Mais en usant largement de la répétition, il introduit des effets comiques et inquiétants qui contaminent l’action dramatique.
En 1972, Eugène Ionesco disait « Le monde a changé depuis Shakespeare. Les personnages assoiffés de pouvoir n’ont plus le sentiment de faute, Macbett n’est pas un monstre mais monsieur tout le monde. Le crime s’est généralisé au travers des génocides de ce siècle… Le monde va disparaître et il n’en restera rien… »*
Et 50 ans plus tard ? Que dirait Ionesco ? Cette pièce reste très actuelle ; et vous découvrirez dans la mise en scène de Michel Duffaud, que la soif de pouvoir n’est pas le seul apanage des hommes.